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L'Île
de corail
Editions Climats
2001
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« Une
histoire contée dans une belle langue classique, un
style élégant et imagé qui séduit
dès la première page. »
Page des libraires – septembre 2001
« Le
livre d’Agnès Clancier commence mal, dans le sens
où les deux personnages qu’on y découvre,
un chapitre après l’autre, ont l’air antipathique.
(…) Surgit Girardin, dont les yeux « ont cette
clarté de nourrisson ». Girardin « habite
sur une île qui n’existe pas tout-à-fait,
construite par des farfelus comme lui », un monde de
corail sorti des eaux grâce à la technologie de
ces hommes-rêveurs. Girardin construit bel et bien une île
artificielle au milieu de l’océan Indien, et il
fait partager ce rêve à Soler et Camille, par
des chemins différents. Les deux citadins se prennent à former
des rêves détonants à leur tour, injections
d’utopie dans leur vie pluvieuse, cette vie « pleine
de gens qui parlent dans la paume de leur main ». Ça
les mènera loin, on ne bâtit pas un monde sans
en chiffonner un autre. »
Libération, 18 octobre 2001.
« Murs,
premier roman d’Agnès Clancier paru à l’automne
2000, racontait l’histoire d’une femme lasse de
vivre dans un siècle imbécile et borgne. L’Ile
de Corail lui fait suite, avec cette manière subtile
et navrée qui est désormais la marque de l’auteur.
Il y est toujours question d’itinéraires de rupture
arrangés loin du goût des autres, d’hommes
et de femmes qui s’éloignent. Au cœur du
drame, une poignée de cadres moyens (ou supérieurs) à la
vie coagulée. Les plus audacieux (ou les plus désespérés)
espèrent s’en sortir grâce à la construction
d’une île artificielle au milieu de l’océan.
Projet insensé où s’élucident les
désirs sourds d’une humanité sans projets,
sans buts et sans visions, prête à s’inventer
n’importe quoi pour se donner l’illusion d’avoir été.
Mais ni l’argent, ni la technique n’y peuvent rien
: soumis aux assauts d’un cyclone tropical, l’île
prend l’eau et le rêve tourne à l’aigre,
laissant à sec les protagonistes de cette fable contre-utopiste. »
Sébastien Lapaque, Le Figaro Littéraire,
13 décembre 2001
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